8 mai : devoir de mémoire & bombardes au Jardin du Souvenir...

Publié le par Ronny LOUINEAU

DSC08253.JPGAvec un temps digne d'un 11 novembre, la 67ème cérémonie de commémoration de l'armistice du 8 mai 1945 a malgré tout réuni une assistance très nombreuse quai Poëy d'Avant.

 

Après les traditionnels dépôts de gerbes, remises de décorations et lectures, une réception était organisée à l'hôtel de ville, réception durant laquelle les anciens du STO ont été mis à l'honneur.

 

 

DSC08258.JPGJacques CHAUVIN, ancien du STO, a ainsi témoigné des conditions de travail en Allemagne mais aussi du retour en France et de la douleur des familles qui n'ont pas vu leurs proches revenir d'Outre-Rhin.

 

Pour Fontenay, trois travailleurs ont perdu la vie en Allemagne dont un lors des bombardements sur Hambourg.

 

Le Jardin du Souvenir et ses bombardes...

 

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Deux ans après son achèvement, le Jardin du Souvenir vient de recevoir, le temps de cette journée, la première des deux bombardes qui à terme orneront ce lieu de mémoire.

 

Si les affûts, réalisés par le centre technique municipal pour la partie bois et monsieur Bazin pour la serrurerie, sont neufs, les deux pièces d'artillerie sont d'époque ; époque restant à déterminer.

 

 

PHOTOS-VII 2585  PHOTOS-VII 2523Détournées de leur usage premier, les bombardes avaient trouvé place dans le centre ville de Fontenay afin de protéger des roues des charrettes, les angles de deux maisons.

 

La première était située à l'angle de la rue Cavoleau et de la rue Bélesbat alors que la seconde était installée au carrefour de la rue des Cordeliers et de la rue Octave de Rochebrune.

 

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DSC08301.JPG Une initiative citoyenne...

 

Retraité de l'armée française, Marcel AMANT est à l'origine du projet d'installation des bombardes au Jardin du Souvenir.

 

Ce fontenaisien d'adoption, engagé à 18 ans chez les pompiers avant d'intégrer le 33ème régiment d'artillerie de Châtellerault en 1952, puis celui d'Antibes en 1953 a également servi en Tunisie pendant 33 mois puis en Algérie durant 32 mois avec une période de transition de 6 mois à Verdun. De retour en France il servira à Poitiers avant de partir en 1967 pour le très sportif bataillon de Joinville. Affecté au CMFP dans une compagnie d'instruction en 1977 il fera valoir ses droits à la retraite en 1985.

 

Fortement impliqué dans la vie associative locale, il a oeuvré pendant de longues années pour la Biennale (quartier de la Pommeraie-Sablière) et est actuel vice-président des Médaillés Militaires et des retraités militaires.

 

Lors de son allocution à l'hôtel de ville, Marcel AMANT, très ému, a témoigné de  l'accueil que les fontenaisiens avaient su lui réserver lors de son arrivée à Fontenay le Comte tout en soulignant "l'écoute attentive et respectueuse de la municipalité actuelle pour son projet (sic)".

 

Photos : © Ronny Louineau

Publié dans Mémoire

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